Arman

1928 - 2005
Biographie

Inclusion de cigares

Inclusion de cigares
1969
40x24x7.5 cm
Accumulation de cigares
Multiple signé Arman et numeroté sur 100.
n°: C-ARFE-SC-1254
Prix : 12500



Revolver

Revolver
1969
10x6x20 cm
Résine sous verre
colt en résine signé Arman et numéroté au dos, édité à 100 exemplaires en 1969, réalisé pour l'édition originale du coffret "hommage à Carl Lazlo" par les éditions Le cadre, olten, suisse. Enregistré dans les archives de Denyse Durand-Ruel sous le 9734
n°: S-ARFE-0711-3M
Prix :



Biographie :

Armand Fernandez Artiste américain d'origine française (Nice, 1928) Multiplication et destruction constituent le vocabulaire de base de l'œuvre d'Arman. Si, au début de sa carrière, il produit des collages influencés par Schwitters, il réalise rapidement l'inanité de la peinture de chevalet et de l'expression individuelle de l'artiste. Dès 1956, cette dernière va se réduire à l'inscription démultipliée d'un simple nom, notamment celui de l'artiste, estampillé sur une toile avec des lettres de caoutchouc (Cachets, 1956-1958). Puis, ce sont les objets eux-mêmes, enduits de peinture, qui vont suppléer au pinceau et marquer la toile de leur empreinte (Allures d'objets, 1959-1960). Au tournant des années 1950, l'utilisation de l'objet comme outil critique des méthodes traditionnelles de la peinture se radicalise pour s'intégrer à un dispositif de subversion de la réalité sociologique et de la société de consommation. Répondant au manifeste de Pierre Restany, appelant à abolir « la distance entre l'art et la vie », Arman s'approprie donc les objets manufacturés qui peuplent notre quotidien, produits de la société industrielle terminant généralement leur existence dans nos vide-ordures. L'un des premiers gestes perturbateurs d'Arman consiste ainsi à recueillir les déchets de ses propres poubelles, puis celles des autres (série des Poubelles, 1959). En 1960, après l'exposition du « Vide » d'Yves Klein dans une galerie parisienne, il répond par celle du « Plein », remplissant la même galerie avec des détritus. Faisant sienne la logique du système de production industrielle et du cycle de consommation, Arman affirme que « la qualité de l'art est essentiellement quantitative ». Il va donc accumuler les objets sans qualité, réveille-matin, peignes, chaussures, capsules de bouteilles, etc., les trier par familles (série des Accumulations, 1959-1960), et enfin les briser, les couper, les brûler, les détruire (séries des Colères, Coupes, Combustions, 1961-1963). Pour en faire de véritables œuvres-miroirs de notre société technologique, Arman les fige dans de la résine de polyester ou les enserre dans une vitrine de plexiglas transparent (Nouvelles Poubelles, 1970-1971), tandis que ses Accumulations-Renault (1967-1968) sont réalisées avec les derniers modèles de véhicules de la Régie. Dans les années 1980, l'œuvre d'Arman prend un tour plus décoratif et plus kitsch. Ses nouvelles Coupes, réalisées à partir de copies d'antiques, sont désormais répliquées dans le bronze. Parallèlement, il réalise des sculptures monumentales d'extérieur, qui conservent toute leur portée critique (Long Term Parking, 1982).